Prothèse Totale de Genou (PTG) à Paris 16e

Chirurgien du genou et de la hanche - Docteur Leymarie

Définition d'une Prothèse Totale de Genou (PTG)

Chirurgien du genou à Paris

La prothèse totale de genou (PTG) est une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer l’articulation du genou par des implants prothétiques lorsque celle-ci est gravement altérée, en général par une arthrose évoluée. L’objectif est de soulager la douleur, restaurer la mobilité articulaire, et améliorer la qualité de vie du patient.

Cette chirurgie concerne principalement les patients dont l’articulation présente une usure globale, touchant les trois compartiments du genou (interne, externe et fémoro-patellaire), et pour lesquels les traitements médicaux ou conservateurs n’apportent plus de bénéfice suffisant (traitement antalgiques, anti inflammatoires, infiltrations).

Indications

Spécialiste du genou à Paris

La pose d’une PTG est indiquée en cas de gonarthrose sévère, quelle que soit son origine : arthrose primitive, séquelles post-traumatiques, polyarthrite rhumatoïde, ou nécrose osseuse.

Les signes cliniques justifiant l’intervention sont typiquement :

  • Douleurs persistantes, y compris au repos
  • Gêne à la marche, limitation de la mobilité
  • Déformation du genou (varus ou valgus marqué)
  • Réduction marquée de l’autonomie malgré le traitement médical (antalgiques, infiltration, kinésithérapie)

La décision de recourir à la chirurgie est prise après un bilan clinique complet, une analyse radiographique et un échange approfondi avec le patient sur ses attentes et son mode de vie.

Prothèse Totale de Genou (PTG) à Paris 16e

Chirurgien du genou et de la hanche

Principe de l’intervention

La prothèse totale de genou consiste à remplacer les surfaces articulaires endommagées (extrémités du fémur et du tibia, parfois la rotule) par des implants métalliques et plastiques. Ces composants recréent les fonctions mécaniques du genou.

L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale ou générale, en milieu chirurgical spécialisé. Elle peut être pratiquée selon différentes techniques, dont certaines mini-invasives, permettant de limiter le traumatisme des tissus mous.

Allergies et prothèses

Près de 10 à 15% des femmes et 2 à 5% des hommes ont une allergie cutanée au Nickel, il existe également de rares cas d’allergie au titane. Il existe par ailleurs des allergies aux colles et notamment aux méthacrylates que l’on utilise dans les ciments chirurgicaux.

Il est délicat de faire le diagnostic de ces allergies et il est quasiment impossible d’en avoir la certitude par les tests epicutanés habituels réalisés par les allergologues car une sensibilité cutanée ne prévot pas de ce qui se passe à l’interieur de l’organisme.

Neanmoins il faut rechercher une allergie potentielle lors de la consultation car si il existe un doute, il faut avoir recours à des prothèses particulières dites « recouvertes » par une matière non allergisante, une céramique (tel que le nitrure de Zirconium).

Il faut donc systématiquement aborder ce type de sujet en consultation avant une chirurgie.

Déroulement de l’opération par voie "croisée"

J’utilise plusieurs types  de prothèse en fonction de la stabilité du genou, de la déviation de l’axe du membre inférieur, de la qualité osseuse et enfin de l’existence d’une allergie au nickel.

L’intervention dure en moyenne entre 1h et 1h30. Les étapes principales incluent :

  • La préparation des surfaces osseuses
  • La mise en place des composants prothétiques
  • Le contrôle de la stabilité articulaire et de l’axe du membre
  • La fermeture soignée des plans anatomiques

J’utilise une voie d’abord développée il y a plus de 5 ans dite « croisée » qui évite les troubles de la sensibilité antérieur du genou, évite « la balafre » sur l’avant du genou et respecte les muscles pour une récupération plus rapide. Une attention particulière est portée à la perte sanguine, et la gestion de la douleur, points cruciaux dans la prothèse de genou.

Au congrès « Les 44èmes journées d’orthopédie d’outre mer », à la Réunion en Mars 2026, a été présentée une série de 500 patients opérés d’une prothèse totale du genou en utilisant la voie d’abord dite « croisée » initialement décrite par le Docteur Regnier et modifiée en passant en sub vastus (absence de section musculaire).

Il s’agit donc d’une technique mini invasive préservant toutes les structures péri articulaires :

  • la peau et son innervation (absence d’insensibilité cutanée)
  • le muscle avec un récupération rapide
  • l’ensemble des ligaments.

L’incision est également plus esthétique mais un peu plus longue que les incisions antérieures classiques.

A gauche incision classique, a droite incision latérale

Suites opératoires

La mobilisation est généralement débutée dès le lendemain de l’intervention, avec l’aide de l’équipe de rééducation. La reprise de l’appui est souvent immédiate, sauf cas particuliers.

Les suites comprennent :

  • Traitement antalgique adapté, un genou est souvent douloureux notamment la nuit avec une sensation d’étau autour du genou. Les anti inflammatoirs sont éfficace sur cette douleur.
  • Surveillance du pansement et de la cicatrice
  • Kinésithérapie bi-quotidienne
  • Prévention de la phlébite par traitement anticoagulant temporaire

La durée d’hospitalisation varie de 3 à 5 jours selon l’état général et l’autonomie du patient. La rééducation se poursuit en ville ou en centre selon les besoins.

Résultats attendus

Dans la majorité des cas, la pose d’une prothèse totale de genou permet :

  • Une diminution significative, voire disparition des douleurs
  • Une amélioration notable de la mobilité articulaire
  • Un retour à une vie active, parfois avec adaptation de certaines activités (éviter les sports à impacts)

Attention toutefois il faut être conscient qu’il s’agit d’une intervention avec des suites relativement lentes.

Une première phase assez rapide de 45 jours permet au patient de marcher sans canne, de quitter la période de fatigue post opératoire et de supprimer quasiment tous les antalgiques.

Néanmoins il faudra entre 6 mois et un an voire, 18 mois pour certains patients pour obtenir le résultat définitif (notamment le « dégonflement complet du genou »

Rien n’accélère ce processus ; kinésithérapie, auto rééducation, compléments alimentaire … et seul le temps améliore le ressenti. Le terme de « patient et patiente » prend toute sa signification après une prothèse de genou.

Le taux de satisfaction à moyen et long terme est élevé, sous réserve d’un bon suivi post-opératoire et d’une rééducation bien conduite.

Les implants modernes offrent une durée de vie estimée entre 15 et 20 ans, voire davantage, selon les sollicitations mécaniques et l’entretien articulaire.

Complications éventuelles

Bien que l’intervention soit codifiée et maîtrisée, comme toute chirurgie, elle comporte des risques :

  • infection, qui peut survenir immédiatement ou de manière décalée après l’intervention. Si elle est prise en charge à temps et de façon adapté elle n’entraine pas de séquelles.
  • phlébite, la patient et de toute facon sous anti coagulant pendant un minimum de 3 semaines.
  • raideur persistante qui peut être prise en charge précocément par la réalisation d’une mobilisation sous anesthésie générale dans le mois qui suit l’intervention.
  • Luxation de rotule
  • Usure prématurée ou descellement précoce.

 Une information claire est délivrée en consultation préopératoire.